Les politiques nous parlent d’HADOPI et compagnie !

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Il y a quelques jours, la loi HADOPI a été votée dans le contexte que l’on connaît. Ce texte de loi est un serpent de mer, où les débats politiciens règnent en maître. Voici deux vidéos qui m’embarrassent un peu :


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par hadopire

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par BriKO

S’il vous plaît, laissez les spécialistes travailler et renseignez vous avant de débattre sur des sujets dont ne vous connaissez pas les tenants et aboutissants. En regardant ces vidéos, je suis en droit de me demander si les politiciens connaissent aussi bien le milieu du médical que celui du web lorsqu’ils votent la loi sur la réforme des hôpitaux.

Bien sûr, je ne vise personne en particulier … Que je sois de droite, de gauche, du dessus ou de dessous n’intéresse personne et je suppose que ce genre de situation se retrouve dans n’importe quel parti politique.

Je suis assez d’accord avec l’avis d’Eric Dupin qui, sur son blog presse-citron.net, nous parle de la loi HADOPI. Au moment où on nous parle de crise, on va nous couper le téléchargement sur les réseaux de partage de médias. Il y a des gens de mauvaises fois des deux côtés.

Oui c’est vrai, le fait de découvrir un groupe de musique par le biais du web peut conclure sur un achat. Mais c’est à mon avis très marginal, soyons honnêtes ! Le téléchargement illégal fait chuter les ventes, et le système est tellement bien fait que ce sont les « petits » qui en subissent les conséquences.

Par contre, il y a quelque chose qui me choque … On nous parle de téléchargement de musique, de films mais qu’en est-il des jeux et des applications ? Les ventes n’auraient-elles pas augmentées ? Voyons voir … +15% en 2008 pour les jeux vidéos (d’après l’AFP), secteur où le chiffre d’affaire est supérieur à celui de la musique et du cinéma réunis. Quant au marché du logiciel, il se sert énormément du web pour se faire connaître (qui n’a jamais entendu parlé du « app store » ?).

Un des exemples les plus frappants est les logiciels d’Adobe. Des applications telles que Photoshop ou Flash étaient piratables très facilement. A ma connaissance, ils faisaient partis des premiers logiciels directement disponibles en diffusion importante sur Internet. Le fait d’être piratables (et accessoirement particulièrement efficaces), leurs a donné l’occasion d’être installés en masse sur les postes clients et sont devenus la référence en la matière.

Ce qu’il faut à la musique et au cinéma, c’est un modèle économique. Je ne comprends pas qu’à l’heure actuelle, l’industrie du cinéma se plaignent, mais qu’il est toujours impossible de se regarder en vidéo à la demande des films de notre choix comme on pourrait le louer dans un service de location de vidéos.

De la même manière, il n’existe pas de site à la deezer.com qui propose, en payant, à un panel de chansons assez large pour être viable.

Alors, qu’en est-il de la vraie raison de la loi HADOPI ? Nous sommes-nous posés les bonnes questions ? Avons-nous réfléchi à des solutions alternatives et légales vers lesquelles les consommateurs peuvent se tourner pour obtenir le même service ?

Personnellement, je pense qu’il existe des solutions mais que nous préférons opter pour une chasse à la sorcière

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Un commentaire sur “Les politiques nous parlent d’HADOPI et compagnie !”

  1. walkmindz dit :

    1- D’un côté, nous avons une industrie culturelle déclinante n’assumant pas le proxénétisme économique et la pandémie infantilisante qu’elle exerce sous le regard de son débiteur. Celui-ci est à la fois une fondation philanthrope de gestion nationale et une entreprise d’import/export.
    2- De l’autre côté, nous avons une infinité de niches de population n’ayant rien à voir les unes avec les autres, mais faisant front par principe de précaution. Nous prouvant par la même occasion à quel niveau de léthargie se trouvent nos sociétés occidentales pour qu’un luxe devienne une lutte nécessaire.
    3- Au centre, se trouve le gros du troupeau qui n’a pas d’avis et fait preuve d’intelligence situationniste ou d’indifférence banale sur ce combat qui est à la fois d’avant-garde et d’arrière-cour.
    4- Dans toutes les batailles, il y a des pertes acceptables. Mais comme nous ne prenons plus plaisir à nous salir les mains avec une de ces barbaries ancestrales, les invectives servent de nos jours de courroux médiatique ou de Hit Combo virtuel pour le bonheur des voyeurs générationnels et des lâches éternels.
    5- Quand on pratique l’affrontement constant ou la paix commémorative pour occuper son temps, c’est que l’on est plus en mouvement. Alors la guerre civile des flux a-t-elle un sens ?
    La suite ici :
    http://souklaye.wordpress.com/2009/03/13/creation-internet-et-insultes-gratuites/

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